*le fils du pauvre*

Quand le coeur cherche des prétextes

Vendredi 18 Avril 2008 à 20h59

Ces derniers jours, je sens quelque chose de très spécial. C’est le printemps, et au printemps les cœurs n’attendent que des prétextes pour chambouler et le mien un prétexte, il en a et la tâche ne s’avère pas du tout évidente.
Depuis quelques semaines, je suis en contact par MSN avec une fille de 17 ans, kabyle mais qui vit au Canada.
A peine on s’est dit quelques mots lors de notre première discussion qu’elle me lâcha : « t pas intéressant, bonne continuation » Malgré cela, on a reprit discussion _je ne sais plus comment_ mais cela ne durait pas et finissait toujours par des impolitesses et des grossièretés.
Mais avec le temps, je la découvrais et son caractère se dégageait de plus en plus. Quelque chose m’attirait en elle. Elle aussi s’intéressait d‘avantage à qui je suis et à ma vie.
Bientôt elle me dit qu’elle me considérait comme son frère et moi je lui avouai que cela m’enchantais beaucoup. Puis on passait jusqu’à deux heures à parler de la Kabylie qu’elle aimait de plus en plus et qu’elle disait avant détester, de « ce foutu bled », des études, des filles et des garçons mais aussi on faisait des trucs originaux notamment quand je lui donnais des équations mathématiques qu’elle résolvait.

La dernière fois qu’on ait discutée fut très spéciale. Ce fut il y a une semaine, un Vendredi soir, alors que j’étais chez moi et le lendemain j’étais sensé revenir à l’université.

J’ai passé la journée sur le net, dés l’après midi elle s’est connectée, alors on a commencé à discuter. Mais à chaque fois j’étais obligé de quitter afin d’aller servir à un client qui arrivait. Cela nous gênait tous les deux et la rendait impatiente.

   Le soir venu, j’étais tout disponible. On parla de ses parents ; de son père, architecte, qui aimait les « anciens » chanteurs kabyles _à l’exemple d’Ait Menguellet_ qui était pro-FFS _et qu’elle était aussi en conséquence_ et qui n’aimait pas trop tout ce qui avait référence avec l’orient. On parla aussi de sa mère, enseignante des mathématiques, qui est originaire de pas loin de chez moi, qui se disait être berbériste, qui aimait l’unique Lounes Matoub plus que tous les autres et  qui m’a trouvé beau en voyant ma photo. On a parlé avec toute transparence et toute sincérité, sans prise de tête, que du joyeux. Je n’ai pas manqué de la faire rire et elle fut de très bonne humeur.

Bientôt une heure trente du matin, on passait un moment extraordinaire. Je fus transporté ailleurs, dans un lieu exceptionnel où tout fut réunit pour qu’on garde le sourire des heures entières, je ne me suis pas rendu compte qu’il n’y avait que moi qui ne dormais pas encore, je ne faisais rien d’autre sur le net que d’attendre ses messages et lui répondre. Ce fut un moment de pure extase.
C’est quand elle me dit qu’elle devait quitter que j’ai ressentis ce quelque chose de spécial, un battement de plus de mon cœur, un petit mal profond dans le ventre et aussi un éclair de douleur qui passa par une veine de mon cou. Elle m’a souhaité bon courage pour le lendemain, elle me dit qu’elle était très ravie d’avoir parlé avec moi. Je lui ai dit : « bisous à toute la famille sauf à toi » car autrefois quand je lui ai fais des bisous, elle ne les a pas accepté. Puis elle m’envoya deux animations du MSN ; un grand cœur qui battait et quelques petit cœurs qui sortaient d’une enveloppe. Je n’y suis pas resté indifférent. Alors je lui ai écris le mot « bisous » une dizaine de fois.
Depuis ce soir là, il n’eut passé une journée sans que j’eusse une petite pensée pour elle, sans que je prononce son prénom.
J’ai passé la nuit de Mardi passé chez Dada Bouhou. Le soir venu, j’ai fait un tour par le cyber, en espérant qu’elle se connecte pour qu’on parle un peu. Elle m’a manqué. J’ai attendu pendant deux heures, en vain. J’étais un peu malheureux et désorienté. Je lui ai laissé un petit message juste pour lui dire que j’étais passé et que c’était dommage qu’elle ne soit pas là. Un message auquel elle ne donna aucune suite. Cela na fait qu’accentuer mon embarras.
Je meurs d’envie de faire un tour au cyber...