Il ne reste plus que la journée de demain comme journée d'examens. Au lendemain de l'examen de Statistique ce fut le tour du module de l'Algorithmique. Ce dernier a su me redonner un peu le sourire que les Statistiques m'ont fait perdre, même si j'ai fais une bêtise qui me coutera surement un petit point. Jeudi après-midi ce fut l'examen de Programmation Fonctionnelle. Sur les quatre exercices proposés, je n'ai répondu réellement que sur deux. L'un des deux autres abordait les fonctions primitives récursives, que la prof a pourtant dit ne pas intégrer dans l'examen. Sur l'autre j'ai répondu mais j'ai été à coté de la plaque. Au lieu de réaliser une machine de Turing qui calcule la fonction (x mod 2), j'ai réalisé celle qui calcule la fonction (x div 2) et il parait que je sui loin d'être le seul à avoir fauté.
Aujourd'hui, j'ai très bien travaillé à l'examen d'Algèbre, ce à quoi je ne m'y attendais pas du tout. Ce qui m'a fait très plaisir car cela me permettra de couvrir mon échec à l'examen de Statistiques.
Cela fait maintenant quinze jours que je suis loin de chez moi. J'ai l'impression que cela fait une éternité. Je ne rentre que Jeudi prochain. J'ai vraiment hâte que l'année finisse, que les vacances arrivent, même si je sais qu'elles ne promettent que l'ennui.
La dernière fois que je me suis connecté avec Sylia ce fut il y a six jours. Que ce qu'elle me manque. C'est déroutant combien les journées peuvent paraitre longues et notre dernière conversation lointaine. C'est pour cela, entre autre, que je sais que je tiens infiniment à elle. Mais elle fait tout pour me décourager. Je lui ai déjà laissé des messages dans sa boite, des messages auxquels elle ne donna aucune suite. Je lui ai demandé à plusieurs reprises son numéro de téléphone et elle refusait de me le donner.
Jusque là, sa sœur et sa copine me donnaient une belle image d'elle que je ne voyais que rarement jusque là, alors je me suis dis qu'il fallait peut-être se montrer patient. Mais cela va trop loin, je ne peux plus tenir, je ne peux plus faire l'aveugle et ne pas me dire qu'elle ne veut tout simplement pas de moi.
Je ne vais pas m'éloigner d'elle mais je ne vais pas non plus m'en approcher d'avantage. Je lui laisse les commandes, à elle de prendre la direction qui l'arrange.
Quand je pense à cette Océane qui ne fait rien pour cacher ce qu'elle ressent pour moi, qui s'est énervée l'autre soir juste parce que je n'ai pas pu me connecter et qui m'a dit, en sachant qu'il y a des agresseurs tout autour de la cité la nuit : « ne tardes pas, je ne veux pas que tu te fasses embarquer » avec une allure et un visage qui exprimaient tant son inquiétude. Cette Océane qui n'hésita pas de m'envoyer une photo d'elle parce que je l'ai trouvé très belle et qui me donna l'adresse de son blog où je pouvais en trouver plein d'autres. Cette Océane qui je respecte de plus en plus et qui me séduit d'avantage avec sa sincérité, son calme, son innocence et son naturel mais aussi et surtout son intelligence et sa maturité d'esprit.
Puis penser à cette Sylia qui m'avoue une chose et qui renonce juste l'instant d'après en la contredisant, qui ne m'adresse jamais la parole la première quand on se connecte, qui fait tout pour me montrer qu'elle fait de moi le dernier de ses soucis et que c'est son petit ami le meilleur de tous. Cette Sylia dont je n'aurai pu avoir la photo si je n'ai pas eu le culot, sinon la lâcheté, de la piquer sur le blog de sa copine et que je supplie, en vain, de me donner son numéro de telephone. Cette Sylia que je me suis vu souvent blâmer à cause de ses changements d'humeur infinis, qui me lance un « hhhhhhhhhh » dés que je lui fais savoir, d'une manière ou d'une autre, que je tiens à elle.
Je sais que si elle me parle de son petit ami, c'est entre autre et principalement pour me rendre jaloux, que si elle ne veut faire aucun pas de plus vers moi c'est juste parce qu'elle appréhende et que la distance n'est pas toujours un avantage. Je sais aussi qu'il y a tant de belles choses qui se cachent derrière cette dure carapace qu'elle se fait, de très belles choses que je réussissais à voir les rares fois où elle se permettait d'arracher cette carapace. Mais tout cela me complique tant la tâche que je préfère renoncer, ne plus chercher à aller plus loin, ne plus me casser la tête d'avantage.
Ce qui est sûr, c'est qu'elle pouvait se montrer toute autre, assez confiante et décidée pour savoir ce qu'elle veut, assez sincère pour ne pas me faire autant douter, assez pensive et intelligente pour savoir que je n'aurai rien à gagner « en me foutant de sa gueule », assez consciente pour savoir que son comportement actuel me fait souffrir, assez spontanée pour savoir que celui qui ne tente rien n'aura rien, que la sagesse ne promet rien de spécial, si ce n'est l'ennui et la routine dans la vie.
Océane a mit le cap vers moi, moi vers Sylia et cette dernière vers Lyes. Des changements de cap, y en aura surement ces jours-ci, plusieurs scénarios peuvent être envisagés et tous aussi plausibles les uns que les autres. Ce qui est sûr, c'est que je ne vais être l'acteur d'aucun d'eux. Je ne mettrai plus d'obstacles à Océane si elle veut me conquérir et je ne chercherai plus à conquérir Sylia, je serai là à attendre « le cœur dans la main » inoffensif et innocent.