*le fils du pauvre*

Encore merci Gaziz...Soirée au cyber tourmentée

Dimanche 4 Mai 2008 à 20h08

Je suis vraiment bien aujourd'hui. Aziz vient juste de sortir de ma chambre. Il a vu une photo de Sylia avec 3 autres copines. Dés qu'il l'a vu, sans que je lui dise qui était Sylia, il a dit qu'elle était la plus belle parmi les quatre. Quand je lui ai dis que c'était justement elle Sylia, il est resté cloué et tout ce qu'il a trouvé à dire c'est : « Si tu la perds celle-là, je te tuerai, c'est vraiment la chance de ta vie. En plus qu'elle soit canon, elle vit au Canada.»

Hier, comme prévu, j'ai passé la nuit chez Dada Bouhou. La maison était regorgée de monde. Il y avait notamment, en plus de ceux à qui je m'y attendais, les deux filles de mon oncle, venues rendre visite à leur parents, l'une d'elle qui accouchera dans quelque jours et l'autre avec son bébé. J'en ai profité de l'occasion pour reparler avec tout ce bon monde que je ne vois que rarement.

Le soir venu, je suis passé au cyber. Sylia y était connecté, mais il y avait aussi Océane et Sana. A Sana, à qui je répondais sans y porter vraiment intérêt, j'ai dis après qu'elle m'ait demandé pourquoi je ne lui disais rien : « je suis avec d'autres contacts, si tu vois ce que je veux dire ». Elle a tout de suite comprit, elle m'a souhaité bonne nuit et partit sans que j'eusse le temps de lui répondre... Elle fut surement fâchée.
Puis resta Sylia et Océane. Cette dernière n'a que 13 ans mais elle est d'une telle beauté, si mure pour son âge. Elle porte un intérêt particulier pour moi. Elle n'arrête pas de me dire que je suis beau, qu'elle veut me revoir et même plus que cela. Jusque là je ne savais pas comment me comporter devant ses approches infinies, mais hier je lui ai avoué, victime de ma sincérité, que là où elle habite, il y a des mecs plus beaux que moi, avec qui elle pourra s'amuser.
J'ai essayé de lui expliquer, malgré que je sois crevé, que là où je vis si je ferme mes yeux un instant, je vais crever, que je doute pas mal du fait qu'elle soit sérieuse, qu'une relation avec elle me parait des plus utopiques et que cela ne primait pas spécialement mes intérêts. Eh oui ! L'amour c'est beau, mais à un moment donné notre égoïsme, et pour mon cas mon instinct de survie, réagit et nos intérêts personnels deviennent plus prioritaires. Je lui ai expliqué que j'ai mis le cap ailleurs, que cela me faisait du mal de lui donner de faux espoirs et que je ne pouvais pas me permettre de « lutter sur deux fronts » en même temps.
Son visage se métamorphosa, tout ce qu'elle su dire c'est : « En tout cas, moi je ferai tout pour te convaincre que je ne rigolais pas et que je t'aimais vraiment». Je lui ai promis de lui écrire plus tard pour mieux m'expliquer mais cela ne sera pas d'aussitôt, faute d'inspiration mais aussi de temps.

Bientôt, il n'y avait plus que Sylia. Je lui ai montré ce qu'Aziz m'a écrit. Elle dit :
_ C'est un conseil qu'il nous donne.
_oui...tu en penses quoi ?
_On essaye
_Tu es sérieuse ?
_Oui.
Mais la suite ne fut pas très admirable :
_je ne sais plus quoi dire, lol
_ À propos de quoi ?
_de ce que tu viens de dire (C'est vrai que je ne m'y attendais pas du tout.)
_Yelha, c'est bien.
...
_Tu as voulu dire quoi par « on essaye » ?
_Je ne sais pas.
_En gros tu te moques toujours de moi.
_non.
_Tu as un numéro de téléphone ?
_ Non.
...
En relisant cet extrait de notre conversation, je me dis que je ne vis que d'illusions. Je ne suis vraiment pas rassuré. Et aux illusions, je m'y connais. J'ai construit de hauts beaux châteaux, mais bientôt ils se sont rabattu brusquement, car fait d'illusions.
Bref, je ne me déconnectai que lorsque l'heure de la fermeture du cyber fut arrivée. J'y ai laissé 190 DA, soit de quoi acheter un roman de Paulo Coelho.
Je sens que je suis à la veille de l'engagement sans retenue et à fond, car je suis de plus en plus hanté par elle, et de plus en plus impatient. Espérons seulement que je n'aurai pas à le regretter.