*le fils du pauvre*

repos !!!...c'est tout simplement la fin avec Sylia

Samedi 24 Mai 2008 à 20h35

Cela fait un bail que je n’ai pas ouvert mon journal. Cela est dut au fait que mon frère passe tout son temps sur le micro, à préparer son projet de fin d’étude. Sa soutenance, en public, se tiendra approximativement dans un mois. Et puis ces derniers temps je ne suis que rarement à la cité. Sur ces quinze derniers jours, j’en ai passé six chez moi, une première je crois, et j’ai été deux fois chez ma tante et une fois chez mon oncle paternel.
Je ne fais que le minimum sur le plan révision et études ces derniers jours car j’ai besoin de repos et aussi d’élan pour affronter les examens de la mi-juin. Des examens dont je dois me rattraper car les derniers partiels se sont, souvent, avérés plus ou moins un échec. J’ai le devoir d’un dernier sacrifice si je tiens à éviter les rattrapages du mois de septembre et ainsi passer des vacances d’été toutes méritées, la conscience tranquille !


       Dans le souci d’aller au bout de la narration de mon histoire, aussi médiocre fut-elle, avec Sylia, je dois écrire que j’ai finit par la supprimer dans mes contacts.

Alors qu’un soir on dialoguait et on essayait tant bien que mal de créer une ambiance sereine et amicale et ainsi ne pas retomber dans l’éternel question qui était ce qu’on représentait l’un pour l’autre, on se retrouva entrain, justement, de l’aborder et avec une franchise sans précédent. Ce fut surement moi qui en parlai le premier car je tenais à mettre les choses au clair.
Alors, elle me déclara qu’elle n’avait pas le droit « d’être avec un non-musulman » et que cela a été la seule chose qui la tracassait. Cela a faillit me faire rire ; à 17 ans, vivant au Canada et en plein essor du deuxième millénaire, elle ose encore prendre la religion comme premier critère de jugement d’une personne. Mais ce fut son choix. Peut-être que par un lointain hasard on s’amènera à nous « recroiser » car je suis curieux de savoir ce que son musulman lui a apporté de plus par son « musulmanité ». J’ai trouvé cela raciste comme vision…je n’insistai pas.
A mon tour je lui dis que je ne croyais pas que nous puissions rester juste des amis, car cela ne fut pas le chemin qu’on a prit jusqu’ici et que de toute façon on a souvent essayé mais à chaque fois cela échouait.
Je lui proposai alors qu’on rompit tout contacte pour que chacun puisse passer à autre chose. Je lui donnai l’honneur de me supprimer la première car je ne voulais pas le faire puis avoir à le regretter par la suite. Mais elle refusait. J’entrai dans son jeu en lui disant que si elle ne le fit pas j’insulterais Mohammed le prophète. Mais elle ne voulait toujours pas.
Cela avait assez duré, je supprimai le contact de sa sœur et celui de sa copine puis lui lançai « je tenais à toi malgré que tu sois conne » et supprimai le sien _on appuyant sur « OK pour la suppression » j’avais l’impression d’appuyer sur la détente en ayant une personne sur la ligne de mire, car je ne savais pas comment j’allais me comporter par la suite_ mais j’ai eu à recevoir un dernier message qui me dit « on ne pourra plus parler ? »
Sur le moment j’ai été triste de la tournure qu’ont prit les choses et aussi je savais que j’allais vraiment décevoir mes amis qui ont été au courant de chaque détail de nos dialogues _et ce fut effectivement le cas_ et qui voyait en cette « nana » une chance pour moi de quitter ce bled.
On y repensant maintenant, je crois que le fait qu’elle vit au Canada fut l’élément principal qui a fait que je tenais à elle. Autrement dit, c’est au Canada que je tenais !
Je crois que cette histoire en valait la peine d’être vécue. Même si j’en ai souffert à des moments de l’embrouillement de la situation et aussi de la pression venant de mon entourage amical, j’ai eu à apprendre à ne plus me presser et garder les pieds sur terre, à ne plus me poser trop de questions et attendre le déclic, à ne plus faire de mes relations de longues discutions avec mes amis et faire preuve de plus de discrétion, à ne plus écouter mon égoïsme autrement dit à ne plus voir en les filles des moyens d’atteindre des objectifs cachés ( quitter le bled !) mais plutôt écouter mon cœur et penser loin et à ce qui dure.

De cette histoire, je n’en sors pas spécialement fière de mes « prouesses » mais je tiens vivement à les améliorer dans l’avenir.